Chars Laurent Rabatel Livres d’images
Nombre de chapitres prévu :10
Poids informatique : 4.6 MB |
$ Can : 5.00
$ US : 5.00
Euro : 3.00
|
Résumé :
À Montréal, on ne dit pas une voiture. Une voiture est un terme propre pour désigner un objet noble. Or, à Montréal, on aime faire peuple. Il est interdit d’être trop sophistiqué. C’est suspect dans l’esprit de Montréal. Pourtant, on se dit différent. On se targue d’avoir un côté européen. Par opposition aux autres Américains qui sont eux, par essence, médiocres.
À Montréal, on veut toujours se distinguer. Les rues de Montréal sont identiques aux autres rues américaines et cependant, il y a une “atmosphère”.
Ce n’est pas l’architecture. Ce ne sont pas les escaliers extérieurs du Plateau Mont-Royal ou la beauté des Montréalaises. Ce sont les voitures. À Montréal, elles sont étranges. Elles ne sont pas belles, elles viennent d’une autre époque. Ça n’est toutefois pas Cuba, avec ses belles américaines rafistolées des années 50. Plutôt des voitures des années passées, pas très bien entretenues, délabrées par les conditions climatiques ou le réseau routier lamentable.
À Montréal, l’hiver dure entre cinq et six mois. Il arrive que ça soit sept. À Montréal, un hiver est une lutte acharnée contre le froid, la neige, les congères, les sels, le calcium et les déneigeuses qui se font un plaisir de créer des murs que vous devrez déplacer ou
défoncer pour pouvoir sortir votre véhicule.
L’accalmie du printemps et les beaux jours ne sont pas différents. L’état des routes peut détruire votre voiture. Les nids de poules, l’asphalte de mauvaise qualité sont des menaces quotidiennes.
À Montréal, on n’aime pas le mot voiture. Ça fait trop propre. À Montréal, on préfère le terme char. C’est peuple et ça convient parfaitement à l’état d’esprit local. Le peuple a un char, les nobles possèdent un carrosse.
Ce livre d’image est un état des lieux du char de Montréal.
C’est aussi une histoire au jour le jour de cette ville.
Deux premiers chapitres en téléchargement gratuit
|
|
 |
|